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Comment réussir ses examens ?

Une fin d’année scolaire est généralement rythmée par le stress des révisions. Pour cette raison, nous pensons à tous nos élèves, à ceux qui passent des examens internes à l’Ecole des Buissonnets, mais également à ceux qui subissent des épreuves officielles de baccalauréat français ou de maturité suisse. Nous leur souhaitons bonne chance, mais plus que de compter sur la chance, c’est sur une solide préparation que nous les encourageons à se fier.

En effet, en ces jours d’activité intellectuelle intense, il est utile de rappeler quelques préceptes. Et la confiance en soi en est un. Personne ne contestera que ce facteur psychologique influence nos actions. Mais il ne suffit pas de se répéter que « tout ira bien » pour que ça aille effectivement bien. Il faut aussi être rationnel et donc être conscient que la confiance en soi ça se travaille. Pour arriver confiant aux examens fédéraux de maturité suisse ou à ceux du bac français, il faut se sentir prêt. Et pour se sentir prêt, il faut être prêt. Et pour être prêt, il faut s’être préparé. Suivre une formation c’est suivre une préparation ; cela s’inscrit sur la durée. Nos élèves le savent, et ils savent aussi qu’il s’agit pour cela de savoir s’organiser dans le temps et qu’il en va de la responsabilité de chacun.

Celui qui va bientôt passer des examens de bac ou de matu, doit donc stimuler sa confiance en prenant conscience de tout le travail qu’il a accompli durant son cursus scolaire. Car il en a fait des choses, et si son travail a été régulier, alors sa confiance en lui n’en sera que mieux récompensée.

Se préparer aux examens, c’est non seulement regarder en arrière pour se rassurer, mais aussi faire ce qu’il faut pour s’améliorer encore, c’est-à-dire réviser. Et là, un autre facteur psychologique peut aider ; la motivation. Il faut en effet se motiver à réviser malgré la montagne de matière à revoir, et pour cela il faut savoir se préparer à travailler, c’est-à-dire savoir s’organiser grâce à une vision globale de la tâche.

Dans un article publié sur www.e-orientations.com - http://www.e-orientations.com/pratique/revisions/revisions-comment-se-motiver -, Isabelle Pailleau, une psychologue clinicienne du travail et des apprentissages, relève que « la première chose à faire pour réviser est de ne pas ouvrir ses cahiers. Il faut d’abord se donner une vision globale, afin de planifier et organiser. » L’article explique ensuite que cela signifie « concrètement, pose-toi la question : Qu’est-ce qu’on attend de moi ? A partir de là, tu peux dessiner une carte de ton programme, par exemple en utilisant le mind mapping. Isabelle Pailleau justifie en effet que « c’est un travail rassurant, qui permet de connaître sa destination et d’identifier les étapes acquises et manquantes. »

Isabelle Pailleau résume sa pensée avec une règle simple : « S’assoir n’est efficace que si l’on sait pourquoi faire et comment le faire. » Pas de précipitation, donc. Avant de foncer tête baissée dans un manuel de maths, donne-toi bien le temps d’identifier ce que tu vas y chercher et comment tu vas le bosser. L’idée est de se fixer un objectif à atteindre, ce qui aide à attaquer et à tenir le cap. »

Enfin, durant cette période de révision, il faut aussi penser bien sûr à se nourrir correctement et penser à faire des pauses. De temps en temps, de longues pauses sont essentielles, notamment lorsqu’on bloque. Isabelle Pailleau relève que « si on est coincé sur un problème pendant trop longtemps, s’arracher les cheveux ne sert à rien. Il faut sortir 10 minutes et prendre l’air, marcher, faire un tour de vélo… En rentrant, le problème sera abordé sous un angle totalement différent et beaucoup plus simple à résoudre. » 

Mais elle signale aussi que « faire beaucoup de pauses ne veut pas dire couper les révisions par une heure de jeux vidéo ». Et que par contre, après une journée de travail efficace, l’on peut se récompenser, par exemple en voyant ses amis. Et pourquoi d’ailleurs ne pas planifier également de voir ses amis pour réviser en groupe ? Elle relève en effet que pour certains « l’expérience vivante d’échanger va ancrer le souvenir ».

Chers Elèves, comptez sur vous !

 

Les Buissonnets de l’intérieur

Pour inaugurer son nouveau blog, l’Ecole des Buissonnets donne la parole à l’une de ses élèves. Ce texte d’une ancienne élève de la filière Baccalauréat français avait en effet été repris dans le Nouvelliste, le quotidien valaisan. Le parcours chaotique de Melissa dans le système public l’avait encouragée à chercher une solution proposant un encadrement différent. Elle décrit dans son message ce qu’elle a ressenti au sein de la structure des Buissonnets, comment elle a pu obtenir son diplôme du bac français, un diplôme comparable à celui de la maturité suisse, et comment grâce à ce bac elle a pu rejoindre l’université en faculté de psychologie. Nous sommes autant qu’elle fiers de son parcours et lui souhaitons tout le succès qu’elle mérite. Bonne suite… Melissa.

“Les études, c’est pour les autres”, mon constat semblait irréversible tant mes notes me décourageaient d’aller au collège. Inutile d’aller plus loin. Mon entourage me suggérait une voie qui me rendait sceptique. Au fond de moi, je sentais bien que j’étais faite pour les études. Pourquoi alors mes notes ne parlaient pas dans ce sens ?

La réponse je l’ai obtenue lorsque je suis entrée en contact avec l’école des Buissonnets. Ce fut comme une révélation. Le rythme imposé par le système public ne me convenait pas. Pas maintenant, pas comme ça. La prise en charge ne me permettait pas non plus de m’appuyer sur quelqu’un en particulier qui ait le temps de m’expliquer les choses.

Aux Buissonnets, on m’a accompagnée du début à la fin de mon parcours. On m’a parfois provoquée pour que je sorte de ma léthargie apparente. On a aménagé ma grille horaire, spécialement pour moi. On m’a donné des cours d’appui pour les matières où j’avais des difficultés. On m’a régulièrement mise en condition d’examens. On s’est intéressé à ma méthode de travail et on a cherché à l’améliorer. On m’a soutenue sur les lieux d’examens officiels. Bref, on a toujours été à mes côtés, proche de moi.

Aux Buissonnets, on m’a fait confiance, alors j’ai pris confiance en moi. Je m’y suis épanouie. On m’a appris à apprendre, alors je suis devenue responsable. J’ai appris à vouloir et appris à me débrouiller par moi-même. Mes professeurs m’ont guidée sur la voie de la connaissance des matières et de moi-même.

J’ai obtenu un bac français et j’ai pu aller à l’université. Aux Buissonnets, certains ont passé une maturité fédérale ou d’autres diplômes, tous reconnus sur le plan fédéral. Nous avons tous été écoutés…"

Melissa Valles, baccalauréat français, 2010

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